26 secondes marque de sacs à mains en bois lasercut wooden handbags

Aujourd’hui, on va parler chiffres ! – Que vaut 26 secondes, en fait ?

Être transparents et honnêtes à propos de notre produit a toujours été l’un de nos objectifs. Il est l’heure d’apporter de la clarté sur notre projet : Que vaut 26 secondes, en fait ? De quoi est composé un sac ?

Bref, aujourd’hui, on va parler chiffres !

Qui, en voyant le prix d’un meuble, d’un vêtement ou d’un sandwich ne s’est jamais écrié “c’est cher!” ? À force de passer sous silence tous les détails de la création, nous, consommateurs, avons perdu de vue tout ce qui se cache derrière un produit fini.

Puisque vous n’avez pas l’habitude de voir tout ce qui se trame dans les coulisses d’autres marques, 26 secondes vous emmène faire un tour pour découvrir ce qui se cache derrière le prix d’un sac :

1) Un concept de personnalisation = ça n’a pas de prix !

L’équipe a mis 3 ans à aboutir à un sac, fait de bois et de cuir vegan ! 3 ans de réflexion créative, enrichissante et bien nécessaire pour créer le sac et ses covers à deux faces pour le personnaliser, l’adapter à notre look tout au long de la journée et de nos envies. Le système d’attaches (les aimants) nous a pris plus de temps à être imaginé qu’on ne pourrait le croire.

Nous avons aussi optimisé le patron du sac pour qu’il y ait le moins de déchets possible. Autant dans le bois que dans le cuir. D’ailleurs, les contreparties de notre campagne ont été réfléchies “en mode zéro déchet”. Ce sont des pièces de la base en bois !

2) Le bois découpé au laser chez Ijkpunt = 30 €

Le bouleau : sa couleur et son poids ont été des points très importants dans notre sélection. Bien que le bambou nous a longtemps fait de l’œil, l’envie d’avoir un bois produit en Europe nous a permis de prendre une décision définitive.

En plus de devoir trouver un bois de qualité, nous avions besoin d’un multiplex (trois couches de bois collées les unes aux autres, chacune dans un sens différent du fil du bois de la précédente), qui n’abîment pas le laser et dont la fumée n’est pas nocive quand il est découpé. Nous nous compliquons encore plus la vie en voulant des plaques de 3 mm d’épaisseur.

Après plusieurs tests au TRAKK, nous voulions nous tourner vers une entreprise pour la production de nos sacs en plus grande quantité. Ce qu’il y a de bon avec les fablabs, c’est qu’on y rencontre autour d’un café des gens intéressants qui partagent avec vous leurs bons plans et autres contacts très utiles ! Nous avons suivi notre intuition et après plusieurs essais chez divers partenaires, nous avons fait appel à Ijkpunt, expert en découpe laser.

Ijkpunt répond à nos attentes tant au niveau de la matière que de la découpe,  en nous fournissant les plaques de bois dont nous avons besoin, compatibles avec leurs machines, et découpées à la perfection dans leur atelier.

4) Traitement des sacs en bois = 4€

Une fois découpée au laser, la base du sac n’est pas encore finie. Il faudra lui retirer sa sciure et les quelques petits défauts à l’aide d’un papier abrasif et ensuite, la plonger plusieurs minutes dans un bain d’huile en faisant le vide dans le bac. Imaginez la salle de bain de Layla lors du séchage de notre première mini-collection ! (15 sacs, 3m2, vous comprenez ?)

Nous en profitons également pour coller les aimants sur la face cachée du sac.

5) Confection de la cover = 6€

Elle paraît simplerectangulaire, avec 4 aimants. Avant de pouvoir lui enfiler son tissu, la cover doit être découpée et gravée (au laser, aussi) et poncée pour être enfin vernie. Puis, seulement, les bandes magnétiques sont collées sur les 2 faces !

6) Les cuirs vegan = 6€

Nous ne voulions pas de cuir de source animal pour des raisons éthiques mais nous avions envie d’une belle matière, aussi noble qu’un cuir, de bonne qualité et déclinable en plusieurs couleurs. Avant de découvrir les cuirs vegan, nous avons cherché toutes sortes de tissus plus ou moins résistants mais le cuir reste inévitable en maroquinerie.

Vous vous demandez peut-être en quoi consiste du cuir vegan ? C’est en fait un cuir synthétique composé de polyéthylène. Vous vous dites alors que ce n’est pas très écologique ?!

Nous nous sommes renseignées, car nous aussi, nous nous sommes posées la question. Saviez-vous que le processus industriel des cuirs “animal” est très polluant ? Qu’en plus de cela, le cuir animal est tout aussi plastifié que votre simili cuir ? Traité, verni, métallisé, assoupli, tous les traitements que celui-ci subit le rende, certes, beau mais pas si naturel que ça.

C’était l’argument de plus pour nous tourner vers un fournisseur de cuir vegan, français en plus! L’empreinte carbone est donc moindre puisque le transport des matières est réduit.

Alors, pour un simili-cuir (nous n’aimons pas ce mot), c’est au moins une démarche éco-responsable, non ?

7) L’atelier de confection = 30€

Nous avions rencontré Mulieris au tout début de notre projet, quand il était encore en phase « textile ». C’est tout naturellement que nous sommes revenues vers eux avec la version « en bois » du sac. Un prototype savamment réalisé (et même perfectionné) : notre choix est fait, nous travaillerons avec eux pour la production !

L’atelier de confection et de couture Mulieris est avant tout un projet de réinsertion professionnelle. Plus d’une vingtaine de couturiers y passent chaque année pour se former et ressortent de la formation avec un emploi à la clé. Avec son service de qualité (qui a séduit plus d’un styliste belge, de Mosaert à Jean-Paul Knott), cela nous permet de garantir une production en Belgique (Bruxelles) et de pouvoir discuter avec les couturiers de notre produit pour un résultat encore plus professionnel et de qualité.

8) TADAM : notre sac est fini, prêt à être mis en vente !

Au total, notre sac coûte 76 €. Pourquoi doubler le prix à la vente ?

À cela vous devez bien sûr ajouter : la création de l’e-shop et sa mise à jour en continu, la recherche et la négociation avec des points de vente (les concept stores), des frais supplémentaires demandés par les revendeurs, des taxes comme la TVA, la création de notre prochaine collection de covers, de nouveaux produits, les shootings avec des mannequins et un photographe pro, un espace de stockage, les frais de déplacements, l’électricité, etc.

Et encore, nous n’avons jusqu’à présent pas encore parlé de nos salaires. Pour l’instant, nous travaillons toutes les trois bénévolement et cela sera encore le cas pendant quelques temps. Actuellement, notre marge sur le sac sert principalement à développer 26 secondes. L’argent est réinvesti directement dans le business, comme on dit.

Comme nous trouvons normal que les couturiers de Mulieris et que Niels, le gérant de Ijkpunt, soient bien payés, nous aussi nous devrions pouvoir toucher un salaire.

Notre travail, les heures passées à réfléchir et à conceptualiser le sac, notre investissement en temps et financièrement, les frais de déplacements et l’énergie que nous avons mis dans 26 secondes nous reviendront un jour sous forme de salaires. Et cela, ça sera grâce à vous, vous qui achetez le sac à une petite entreprise!

Voilà à quoi sert notre marge, c’est principalement pour nous permettre d’exister et de continuer à faire fonctionner ce projet !

Bref, 26 secondes pourra s’épanouir grâce à vous !

Partagez avec nous vos impressions concernant cette répartition des coûts. Comprenez-vous mieux le prix de notre sac ? Qu’en pensez-vous ? Commentez cet article ou contactez-nous sur hello@26secondes.com. Nous sommes là pour vous répondre !

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